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Une question ? Un besoin ?
Pourquoi choisir la formation Maltraitance : Prévention en établissement de soin
La maltraitance en établissement relève rarement d'une intention
Une image domine les représentations : celle d'un professionnel malveillant. La réalité de terrain diffère nettement.
La maltraitance institutionnelle naît le plus souvent d'un enchaînement de contraintes. Un effectif tendu qui raccourcit les temps d'accompagnement. Une toilette expédiée parce que le planning déborde. Une parole sèche après une nuit difficile. Un protocole appliqué sans que personne ne le questionne plus.
La Haute Autorité de santé a publié en octobre 2024 un guide consacré à la bientraitance et à la gestion des signaux de maltraitance en établissement, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les maltraitances 2024-2027. Elle y invite les structures à repérer des signaux faibles qui ne sont pas eux-mêmes des actes de maltraitance, mais des conditions qui la rendent possible : dégradation de la qualité de vie au travail, encadrement non remplacé, référents non identifiés, changement de comportement chez un collègue ou chez une personne accueillie.
Cette lecture change tout. Elle déplace la question du procès individuel vers l'analyse collective des conditions d'exercice.
Repérer avant que la situation ne s'installe
La formation outille les équipes sur ce repérage.
Les participants étudient les six formes de violence retenues par la classification : violences physiques, morales, matérielles et financières, médicales ou médicamenteuses, négligences actives, privation ou violation de droits.
Ils distinguent ensuite la maltraitance active, qui procède d'un acte, de la maltraitance passive, qui résulte d'une omission ou d'un manque. Cette seconde forme reste la plus difficile à voir, précisément parce qu'elle ne se manifeste par aucun geste.
Le travail porte également sur la vulnérabilité de la personne accompagnée, sur les causes organisationnelles et sur les causes psychologiques qui favorisent le glissement des pratiques.
Certains moments concentrent les risques : l'accueil, le retour d'hospitalisation, l'annonce d'une mauvaise nouvelle, la fin de vie, les transmissions, les nuits et les week-ends. Les identifier permet d'y porter une attention renforcée.
De la vigilance individuelle à la démarche d'établissement
Repérer ne suffit pas. Encore faut-il que l'équipe puisse en parler et que l'institution sache quoi en faire.
La formation consacre une partie substantielle au questionnement éthique : comment le faire émerger, comment en construire le cadre, comment le pérenniser au-delà d'un moment de crise. Elle traite l'articulation entre l'éthique personnelle, professionnelle et institutionnelle, trois plans qui n'envoient pas toujours le même signal.
Le cadre juridique complète cette approche, avec le droit des résidents, la protection des personnes dépendantes et le rôle de l'encadrement dans le recours institutionnel.
Un point mérite d'être connu de toutes les équipes : l'article L. 313-24 du Code de l'action sociale et des familles protège le professionnel qui témoigne de bonne foi de mauvais traitements. Toute mesure défavorable prise à son encontre est nulle de plein droit. Cette protection lève un frein réel au signalement.
La dernière séquence débouche sur la rédaction d'un protocole de prévention, adossé aux observations conduites pendant les deux journées.
Une formation d'équipe, complémentaire du référent bientraitance
Cette formation vise à diffuser une culture partagée au sein de l'équipe soignante, là où d'autres programmes préparent une fonction identifiée.
La Haute Autorité de santé recommande en effet que chaque établissement dispose d'un référent bientraitance, sans lien hiérarchique avec les professionnels. Notre formation référent bientraitance en EHPAD prépare spécifiquement à ce rôle. Les deux se complètent : le référent porte la démarche, les équipes formées l'alimentent.
Les sessions inter-entreprise se tiennent à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille, Nantes, Marseille, Toulouse, Strasbourg, Nice, Dijon et Aix-en-Provence. La classe virtuelle reprend le même programme à distance.
Le format intra-entreprise se déroule dans votre établissement, partout en France et à l'international. Il présente un avantage déterminant sur ce sujet : l'équipe travaille sur ses propres situations, dans un cadre protégé, avec un formateur extérieur qui autorise une parole que la hiérarchie directe rend parfois difficile.
Nos formateurs conjuguent expertise clinique, juridique et psychologique, avec une expérience longue des établissements de santé et médico-sociaux.
Vous souhaitez déployer cette sensibilisation sur plusieurs services ou plusieurs sites ? Nos conseillers pédagogiques construisent avec vous un dispositif adapté. Contactez-nous pour échanger sur votre projet, ou déposez votre cahier des charges.
Foire aux questions formation Maltraitance : Prévention en établissement de soin
La formation vise l'ensemble du personnel soignant exerçant en établissement de santé ou en structure médico-sociale.
Les profils concernés couvrent les aides-soignants, les infirmiers, les agents de service hospitalier, ainsi que les équipes d'EHPAD, d'hôpital et de clinique. L'encadrement de proximité y trouve également sa place, son rôle étant déterminant dans le traitement des situations repérées.
Aucun prérequis n'est demandé. La diversité des fonctions présentes dans le groupe enrichit d'ailleurs les échanges, chacun percevant des signaux différents selon son poste.
Le programme couvre les six formes de violence identifiées par la classification de référence.
Les violences physiques et morales en constituent les manifestations les plus visibles. S'y ajoutent les violences matérielles et financières, les violences médicales ou médicamenteuses, les négligences actives, ainsi que la privation ou la violation de droits.
La formation distingue par ailleurs la maltraitance active, qui procède d'un acte, de la maltraitance passive, qui résulte d'une omission. Cette seconde forme mobilise une attention particulière : elle ne se voit pas, elle se déduit.
Le stage se déroule sur 2 jours et privilégie la participation.
Les apports théoriques posent les définitions, la classification des violences et le cadre juridique applicable. Ils alternent avec des réflexions de groupe guidées par le formateur, des exercices pratiques et des jeux de rôle.
La progression suit une logique en trois temps : comprendre le phénomène, repérer les risques dans son propre environnement, puis construire une réponse collective. La dernière séquence porte sur la rédaction d'un protocole de prévention.
Une auto-évaluation précède la formation. Une évaluation des acquis clôt la session.
Les deux programmes répondent à des besoins distincts.
Cette formation s'adresse aux équipes soignantes dans leur ensemble. Elle vise à installer une vigilance partagée et une culture commune du questionnement.
La formation référent bientraitance prépare un professionnel identifié à exercer cette fonction spécifique : animer la démarche, veiller au respect des droits des usagers, traiter les signaux remontés. La Haute Autorité de santé recommande que chaque établissement dispose d'un tel référent.
Beaucoup de structures combinent les deux : le référent porte la démarche, les équipes formées l'alimentent.
La formation dure 2 jours, soit 14 heures.
Cette durée répond à la nature du sujet. Une sensibilisation d'une demi-journée transmet des définitions ; elle ne permet pas le travail d'analyse des pratiques ni les mises en situation qui font la valeur de ce stage.
Les deux journées laissent aux participants le temps d'aborder leurs propres situations professionnelles, étape indispensable pour que les apports se transposent réellement au retour en service.
Les deux formats sont disponibles.
Les sessions inter-entreprise en présentiel se tiennent dans onze villes françaises, avec des dates programmées tout au long de l'année. La classe virtuelle propose le même programme à distance.
Le format intra-entreprise se déroule dans votre propre établissement, partout en France et à l'international. Ce format reste le plus demandé sur ce sujet : il permet à une équipe entière de travailler sur ses situations réelles, dans un cadre confidentiel.
Formation inter-entreprise
Le délai d’accès est fixé préalablement par la mise en ligne de nos dates de formation sur les fiches programmes.
Nous nous engageons à répondre à vos demandes d’informations dans un délai maximum de 48 heures ouvrées.
Sous réserve d’ouverture de la session, et de la conformité des formalités administratives d’inscription, l’accès à nos formations inter-entreprise peut se faire dans un délai de 24h.
Formation intra-entreprise
Le CNFCE vous proposera des dates en fonction de vos disponibilités et de celles du formateur pressenti.
Sauf cas particuliers, et en fonction du mode de financement, le délai pour la mise en place d’une formation Intra est estimé entre 10 jours et 3 mois (si prise en charge par votre Opco).
Pour toute demande urgente, merci de nous contacter.
Selon votre statut, plusieurs solutions s’offrent à vous pour financer votre formation avec le CNFCE :
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Mise à jour de la page le 15/08/2026